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NEWS: Un an et demi à Paris - J'en veux encore

Pierrot et Hannah-  Dernière soirée de la miss avant départ à Shanghai pour un an

Gros coup de foudre en  avril 2011  lorsque je débarque à Paris.  La ville que je croyais détester est devenue celle que je ne veux plus quitter. Pour moi, elle ne représente pas moins que la ville de l'épanouissement personnel et du dynamisme. C'est ainsi que je la vois depuis Albi (où  je suis de retour depuis dimanche et  que j'ai envie de quitter illico pour retourner à  la capitale).  J'adore le sud,  le calme, les écureuils dans le jardin,  les oiseaux qui chantent, et pourtant quand tous les potes me demandent quand je reviens mon petit coeur sensible se presse. Les potos ! J'arriiiiiive! Dès que taff je trouve, hop hop hop je vous retrouve. Merci encore  à mes 4 vaillants gaillards qui sont venus m'aider à déménager samedi. Passer deux semaines sans vous voir, vous et tous les potes, ça va me mettre le blues, mais il suffit de se rappeler la chance que j'ai eu de venir à Paris et de vous rencontrer (que c'est cul cul, hi hi mais c'est assumé). 

Et donc?
Alors que j'arrive en avril 2011  à Paris,  mon stage d'attachée de presse aux Editions du Matagot me permet de rencontrer des parisiens drôles, joueurs, adorables et dynamiques.  Un  vrai bonheur ! L'on me disait que les parisiens étaient froids et qu'ils n'intégraient pas facilement de nouvelles personnes dans leur cercle, ah oui?  A Albi mon cercle à la fac s'étendait plus ou moins à  4  personnes... rien à voir avec ici !

Chez moi  - Que je l'aimais cet appart  !

Les gens se retrouvent beaucoup dans la capitale, et autour de nombreuses passions (foules d'associations, foules d'événements et de sites où les gens se donnent rdv alors qu'ils fréquentent juste les mêmes sites internet). Alors que je connais à peine un pote rencontré au stage, je suis invitée partout et depuis lors je ne quitte plus ceux qui sont devenus le fer de lance de notre bande de 10 joyeux lurons. C'est  simple, je n'ai jamais de toute ma vie rencontrer autant de  gens.  Oui, le métro c'est chiant (et ça sent généralement pas la rose), oui les loyers sont chers, oui les gens y sont pressés, et ça ne les empêche pas d'être méga dynamiques et  adorables (faut croire que je ne suis tombée que sur la crème  de la crème. Chanceuse hé  hé).
Bar Les Furieux -  Rock / metal

Je ne compte plus les soirées que j'ai organisé chez moi,  les soirées montées en improvisation avec spontanéité et bonne humeur (c'est  simple, ces deux dernières semaines, puisque je savais qu'il fallait rentrer un jour, c'était potes à la maison tous les jours). Depuis tout ce temps, on en a fait de bons repas autour de mon appareil  à fondue ou  à raclette, nous sommes bien murgés la tête à la rue Mouffetard et aux Grands Boulevards, nous sommes bien  marrés  autour de bons jeux de cartes et de plateau, avons bronzé au parc Montsouris et aux Buttes Chaumont... On a tellement partagé pendant 1 an et demi,  avons intégré tant de nouvelles personnes au groupe déjà gros. On a mixé les potes de stage avec les potes musicos,  et désormais tous les ex-stagiaires d'Ubisoft connaissent mes grands potes rédacteurs et gamers  que j'avais rencontré plus tôt. Tous, on a pas arrêté de se faire de bonnes après-midi au soleil, au théâtre ou aux abords des grands monuments de Paris en savourant la richesse et la multiculturalité de la capitale.


Je ne compte plus les concerts  ni  les superbes rencontres qui réchauffent encore le coeur rien qu'à y  penser. Il  suffit se me rappeler les deux visites d'appart de jeudi dernier alors que des potes sont à la maison et qu'une première fille arrive avec son copain pour voir mon studio et potentiellement le reprendre. Bonne ambiance, ils voient  mes jeux de plateau  sur les étagères, le courant passe de suite. On discute pendant 1h20 dans l'appart alors que la visite elle-même avait duré 3 minutes (21m2 c'est très petit à visiter normalement...).

Rebelotte, la visite suivante,  une autre demoiselle super sympa avec qui on sympathise  tellement qu'on l'invite à venir rester  manger chez moi. Et lorsque je sors ma table (planche coupée chez un magasin d'à côté pour le bien de  mes soirée), totalement taggée, elle nous dit nous trouver de plus en plus cool !  On a pris les contacts de tout le monde, et soirée tout bientôt à mon retour. Les rencontres difficiles à Paris? Mais d'où? 
 Les artistes ;) William, Pierrot, Samuel, Emeric, Clara,  Tsy-Jon, Antoine,  et Hannah (depuis la Chine,"Gossuuu" marqué à sa place). Les absents qui auraient voulu y écrire: Manue, Emma, Fred.

Revenons à la table taggée?  Une table, mais pourquoi? C'est étrange, un  peu fou,  mais j'ai un rituel depuis mon premier appartement à La Rochelle:  tagger mes tables avant de les jeter (trop grandes à transporter  à chaque fois pour les déménagements  en voiture). C'est le dernier hommage que j'organise pour elles. Le but? Que tous les amis qui en ont profité pendant tant de soirées viennent lui dessiner ou gribouiller une jolie mine avec des marqueurs indélébiles avant que je ne la descende aux ordures (snif). Gros succès, et on voit là qui dessine bien et qui (hum hum) dessine comme une enfant de 3 ans. Lorsque je reviendrai  faire l'état des lieux fin septembre,  plutôt que de la jeter, un pote m'a proposé de la reprendre et de la stocker  chez lui (elle est trop belle faut dire). Et là ! ça sera un vrai challenge, car elle fait 2m02 sur 70 centimètres. Imaginez ça dans le métro.  On  va en faire rire et galérer des gens (mes excuses par avance). Mais j'ai  déjà hâte!  Encore un truc d'apparence con et ridicule qui va faire de bons souvenirs. Tout le monde trouvait que ça aurait été super dommage de la jeter, alors si on peut la sauver on fonce!


Après huit mois de stage chez Ubisoft, l'agenda bourré à craquer de gens à  voir et de  choses à faire, il ne me reste plus qu'à trouver un emploi d'attachée de presse après mes 2mois et demi de vacances bien méritées à vadrouiller partout  (Flers, Bordeaux, Toulouse, Calella de Palafrugell  !!!!).

Et puis il y a ce CDD de un mois chez Greenpeace que j'aimerais décrocher. Je veux vraiment y retourner, notamment pour servir cette ONG dont je suis adhérente depuis 3ans et demi. Après ma première soirée de départ, je n'ai cessé de reporter mon retour dans le sud. J'ai fini par faire 3 soirées de départ au total et à enchaîner soirée sur soirée, et c'est même devenu un sujet de plaisanterie le "Cha tu ne partiras jamais". Non, définitivement, je ne veux pas quitter la ville qui me fournit autant de concerts et de rencontres géniales.

Suite au prochain post ! (quand je prendrai le temps de faire à nouveau des news de musique). D'ailleurs, W-Fenec a changé de format. Vous avez vu ? Ca sera désormais un magazine, et au menu du numéro 2 de ma part vous aurez les derniers KomaH, Devil Sold His Soul, et  Katatonia à lire. Enjoy !

Et  sinon,  je suis toujours rédatrice pour Jeu de Rôle Magazine depuis novembre dernier donc je chronique des livres et des jeux de plateau  dans chaque numéro.  Yes ! Merci aux éditeurs qui me font confiance et m'envoient toutes leurs sorties.   

Si je trouve un job à Paris (dans la com' c'est pas facile en ce moment mais je trouverai!),  c'est go pour une colloc avec un  poto, et c'est reparti  !

Charlotte Noailles

LIVE: REPORT LIVE HELLFEST 2012

Live Trivium - Hellfest 2012

Encore ce matin, j’étais au camping du Hellfest, profondément endormie et comblée par ces trois derniers jours… Comblée jusqu'à ce que le réveil sonne à 06h30 me rappelant qu'il faut rentrer. Oh oui, dure retour à la réalité: navette – train – métro et me voilà back in Paris (Ma douche! Mon PC !).  Welcome to Hell !

L’édition 2012 vient de se clôturer : rappelons-nous ces 72 dernières heures qui ont marqué un tournant dans l’histoire du festival avec un record de 115 000 entrées écoulées sur 3 jours. Imaginez-vous que depuis vendredi dernier Clisson donnait une messe ininterrompue avec ses 157 groupes programmés sur 6 scènes. Les 2 Mainstages pour les têtes d’affiches, The Temple pour le black pagan, The Altar pour le death grind, et pour finir ma préférée The Warzone pour le punk hardcore.

Oui, « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités ». Qui dit plus gros festival dit besoins considérables. Heureusement l’agencement du nouveau site a été bien pensé car les scènes sont bien espacées (exception faites des Mainstages 01 & 02 qui, comme auparavant, sont collées l’une à l’autre). En plus de proposer une programmation aussi alléchante que Machine Head,  Heaven Shall Burn, Guns N’Roses, Emmure, Dropkick Murphys, etc, le site a vraiment fière allure. Je m’arrêterai donc souvent sur les éléments de décoration et le travail fait autour de l’identité visuelle du festival. Maintenant en route ! Les pogos et circle pits nous attendent pour un dernier hommage.

Vendredi 15 juin 2012 :

Sur le site, le virus du lâcher-aller et de l’éclate a déjà diffusé sa bonne humeur parmi les festivaliers. Il a beau faire un temps de chien, beaucoup hurlent déjà « Libérez l’apéro ! Libérez l’apéro ! ». Voilà pourquoi je ne troquerai jamais une place dans le camping bordélique du Hellfest contre une place dans un camping tout confort hors du festival. Comme l’année dernière allons-nous attraper simultanément une angine et des coups de soleil ? Vous le saurez plus tard.

A l’arrivée, les potes ont gardé une place pour la tente mais à cause de l’affluence je finis finalement au centre de leurs 6 tentes (oh oui, au centre de l’attention ! Et des chutes sur la tente héhé). Pour la popote qu’on voulait préparer au milieu du cercle ça sera du coup un tantinet galère, mais attendez, les festivals c’est de la débrouille de chaque instant, et c’est pour ça qu’on en rigole si longtemps après d’ailleurs. Une fois installée, tous prêts, go!

Vous l’aurez compris, un festival avec les potes impliquent apéro et  discussions, et ce n’est finalement qu’à 17h15 que nous courons pour aller voir Heaven Shall Burn. C’est là que je découvre qu’une cathédrale montée surplombe les files d’attentes à l’entrée du festival (ces fameuses files où tu es fouillé pour vérifier que tu n’as pas de tonneaux de bières dans tes poches ou autres engins qui pourraient faire mal). On comprend que cette année marque un tournant. Vu la beauté du machin on s’attend à être agréablement surpris une fois sur le site (on en a même oublié Heaven Shall Burn pendant un instant).


On peut critiquer les grosses scènes. Le son est généralement trop saturé et les basses trop fortes, mais bon, c’est comme ça. Ce sont les Mainstages, nous y allons davantage pour le show que pour la qualité musicale. Les allemands d’Heaven Shall Burn nous ont fixé un grand sourire sur le visage et même si leur metal hardcore ne fait pas dans l’innovant, le public a pris plaisir à retrouver cette violence brute et à fêter les retrouvailles dans de bons pogos et circle pits. Nous sommes au Hellfest, on y est enfin! Avec Turbonegro, nous découvrons que des clubs autour du groupe existent dans toute la France. Les adhérents portent une veste en jean avec, cousus au dos, le nom de leur ville et un chapeau de marin : « Turbonegro TOULOUSE ». C’est grâce à Gui de Champi mon collègue de W-Fenec que je sais maintenant pourquoi des festivaliers portaient des chapeaux de marins et ces vestes étranges. Prenant le temps de découvrir le site et notamment l’arbre « Hellfest » signé JF Buisson, ou encore le bois mis en lumière en face de la scène The Warzone, nous enchaînons avec Cannibal Corpse. L’ambiance sous la 1ère partie de cette immense et nouvelle tente bleue est tout bonnement folle ! Le public est enfiévré et pogoteur. Ce concert marquera mes premiers gros bleus du festival. Encore ! Moi qui n'écoute pourtant pas du Cannibal Corpse régulièrement (entendez "jamais"), je me suis totalement laisser prendre au jeu, comme les 5000 personnes qui étaient là.

C’est maintenant les bostoniens de Dropkick Murphys qui nous attendent sur la Mainstage 02, eux à l’abri et nous sous une grosse pluie. Peu importe ! Le public est venu en masse et danse. Certains tombent dans la boue, se font écraser mais chacun relève chacun et tout le monde festoie et prend plaisir. Let’s go Murphys ! De la bonne musique irlandaise ça vous revigore une foule !

La pluie ne lâchera pas l’affaire de toute la nuit et lorsque Amon Amarth termine cette première journée à 02h15 du matin sous la Temple, il pleut toujours. Depuis leur dernier live à Paris à la salle du Bataclan, ce groupe et son chanteur à la voix si grave, Johan Hegg, sont devenus cultes à mes yeux. Je n’aime pas le metal viking mais Amon Amarth quel show ! Il fallait y être au Hellfest. Cinq gigantesques flammes jaillissaient fréquemment du bord de la scène (un vrai mur de flamme, quels bourrins ces suédois). En rentrant, le pantalon et les chaussures sont couverts de boue. Nous sommes au Hellfest, il pleut, nous sommes trempés mais tout va pour le mieux (même si d’autres festivaliers détestent la pluie et font cordialement la tronche). Allez, première nuit sous la tente, go !

Samedi 16 juin 2012 :
Cette journée sera celle du hardcore et des découvertes. Allez comprendre comment ou pourquoi, mais comme l’année dernière après la pluie vient la grosse chaleur (avec les coups de soleil qui vont bien). Personne dans la bande n’est épargné, ça brûle (« Penser à la crème solaire, oui, oui, y penser pour l’année prochaine surtout que les points secours ou prévention n’en ont pas ». Oui on a cherché quand même). Soulagée de ne plus avoir à patauger dans la boue et ne connaissant pas les groupes passant avant As They Burn (que j’adore) c’est l’occasion d’écouter d’une oreille curieuse des groupes comme Glorior Belli, ASG, Darkest Hour ou encore Gama Bomb. Au delà de ça, se balader simplement au soleil était un vrai plaisir.


 Si The Warzone est clairement ma scène préférée c’est entre autres parce qu’As They Burn et Emmure y sont passés (et aussi parce que la salle couverte et de moyenne capacité permet de savourer davantage la musique et d’être plus proche des artistes). Accrochée à la barrière du 1er rang j’ai adoré jusqu’à la plus petite seconde le show des jeunes parisiens d’As They Burn. Formé il y a à peine 4 ans, le groupe a très vite signé avec un label pour son premier EP. On a eu la grande chance de les découvrir en live, jeunes, pêchus, avec la rage de vivre, la vraie ! Ayant chroniqué leur premier album sur W-Fenec (sortie le 20 juin) je peux vous assurer que c’est du grand, du très grand deathcore expérimental. Après avoir découvert le premier album que j’ai tant écouté en live, voici venir Emmure (grand groupe de deathcore qui rameute évidemment la foule). Clairement, ces deux groupes avec Cancer Bats (programmé plus tard ce même jour) sont mes coups de cœur de ce samedi. Profitant du soleil et des plaisirs simples du vagabondage et du pique-nique à l’arrachée, nous allons finalement voir Steel Panther que Gui de Champi nous avait conseillé (excellent guide ce Gui ! Thanks l’ami). 

Autour de nous on entend parler espagnol, italien, suédois, néerlandais, anglais, finlandais. Toute cette diversité fait du Hellfest un endroit magique. Une tour de Babel à sa façon, une cathédrale de Babel si l’on se rappelle la pièce montée à l’entrée du site. Il s’agit d’un vrai lieu de construction et de rencontre. Aux Eurockéennes, au Garorock ou encore à Rock en Seine, nous sommes loin d’approcher autant de nationalités. Barrage de la langue? En fait non, les festivaliers arrivent par je ne sais quel miracle à se comprendre. Lorsqu’il s’agit de troquer de l’alcool ou de la partager forcément hein ? Et même malgré l’anglais de certains qui m’a fait plusieurs fois pleurer de rire. Quel festin. Le Hellfest est tout autant apprécié pour le line-up proposé que pour l’atmosphère de partage et de convivialité qui en émane. On a croisé Batman dans des pogos, vu la Momie slammé, aperçu Tigrou au loin et pris en photo un gobelin sorti tout droit du Seigneur des Anneaux. 

Le ton décalé du Hellfest permet de croiser des femmes habillées en chat ou des hommes déguisés en femmes et cela même dans le carré VIP réservé à la presse. Je peux vous dire que ça valait le coup d’œil. Même l’espace presse est bien plus sympa que l’année dernière. L’orga a abandonné le bus presse pour créer une salle entièrement à la disposition des journalistes et chroniqueurs (avec de bons PC et une connexion opérationnelle… ce qui n’a pas toujours été le cas, alors merci aux orga).

Des passionnés, des tatoués, percés, gothiques, hardcoreux, voici le pêle-mêle de la population au Hellfest et c’est sincèrement agréable et dépaysant de découvrir un espace et des personnalités qui attirent le regard. Voir des figures mythiques de la musique en plus de tout ça rend l’expérience Hellfest vraiment unique : voir en concert Machine Head, Guns N’Roses, Obituary, Unearth, Megadeth, que demander de plus ? 
Alors que Within Temptation était en plein show sur la scène voisine de la Mainstage 02, l'heure de Machine Head approchait doucement. Voir le groupe en concert a visiblement été une consécration pour beaucoup de festivaliers, au vu des milliers de personnes tassées contre la scène et des circles pits et pogos qui se déroulaient simultanément dans différentes parties de la fosse. On ne compte même pas le nombre de personnes qui ont chanté en chœur avec Robb Flynn (chanteur et confondateur du groupe créé en 1992). La plupart des morceaux étaient tirés de l’excellent dernier album du groupe, « Unto The Locust ».

Traduit : « Je n’ai pas été élevé dans la religion mais quand j’avais besoin d’aide c’est vers la musique que je me tournais. Nous sommes tous là pour la même chose, cette même passion que la musique et grâce à elle vous pouvez accomplir de grandes choses ».

Dimanche 17 juin 2012 :
Que demander de plus ? Du sang frais peut-être? Oui, seulement ! Ce besoin de nouveauté je l’ai trouvé dans la découverte (ou redécouvertes) d’excellents groupes de renom. On reproche souvent au Hellfest ne pas mettre en avant les jeunes talents et de ne présenter que les grands maîtres du metal. Il faut seulement se rappeler que ce festival est destiné à tous les passionnés de musiques extrêmes qui viennent chaque année à Clisson, à ces plus de 50 nationalités  qui se déplacent pour se retrouver autour de légendes mythiques du rock et du metal. Voir les mythiques Girschool, Blue Oyster Cult, Black Label Society, Slash, August Burns Red, All Shall Perish, Hatebreed ou encore Ozzy Osbourne jouant des morceaux de Black Sabbath ce sont des moments forts avec lesquels on repart enrichis et souriants.

L'Esprit du Clan

 Certains groupes, même si on ne les aime pas, valent le coup d’être vu en concert ne serait-ce que pour l’ambiance (ça ne vaut évidemment pas pour tous, je suis d’accord). Commencer la dernière journée du festival par L’Esprit du Clan (que je suis loin d’aimer) a été une excellente surprise. Pour la plupart, les groupes se donnent vraiment à fond au Hellfest. Ils nous répètent être heureux et honorés d’être là, et personne ne remet en doute la sincérité de leurs paroles. Quand plus tard, Trivium et Hatebreed font leur show, j’ai beau ne pas aimer davantage leur musique que celle de L’Esprit du Clan, la ferveur et l’osmose folle qui se dégagent entre le public et les artistes font de ces concerts d’excellents souvenirs. 

 Live August Burns Red - Hellfest 2012

Ce qui nous semble vraiment désagréable sur le coup et qu’on oublie en fait très vite même si sur le moment on est pas jouasse:
-Jusqu’à 180 décibels sur les grandes scènes nous a confié un membre de l’orga (le son était beaucoup trop fort. Beaucoup de festivaliers s’en plaignaient).
-douches : payantes, nombre insuffisant, froides. 

Top 5 live:
Machine Head,
As They Burn,
Emmure,
L’Esprit du Clan,
August Burns Red.

Bilan : De notre côté, nous avons tous attrapé de gros coups de soleil mais nous sommes tous repartis en bonne santé. Fatigués mais comblés. Vivement le Hellfest 2013 ! Je ne saurais que trop vous conseiller de motiver des potes à y aller si vous n’avez pas encore franchi le pas. 

>> A venir, report live W-Fenec, rédigé par Gui de Champi et moi-même.

  Live August Burns Red - Hellfest 2012

Live Hatebreed - Hellfest 2012

Live Trivium - Hellfest 2012

 Live August Burns Red - Hellfest 2012


Crédits photo: Charlotte Noailles. 

Charlotte Noailles.

LIVE: Aqme et Black Bomb A au Cabaret Sauvage

Le nouveau chanteur d'Aqme, Vincent Peignart-Mancini

Pogoter ! Découvrir la salle Cabaret Sauvage ! Manger du bon son !Tel était le programme d'hier soir avec Aqme (et son nouveau chanteur) et Black Bomb A.

>> Report live de la soirée sur W-Fenec.

Mon meilleur concert de cette année pour l'instant!

 Black Bomb A

 Black Bomb A 


Charlotte Noailles.

NEWS: Hellfest TV 2012 - 5ème épisode


Dans pile un mois nous serons des milliers à partir direction Clisson! Ruez-vous sur la billetterie tant qu'il reste des places! 

Et sinon? Oui, la Hellfest TV c'était déjà bien avant (amen), et depuis cette année les 2 Guys One TV nous font l'honneur de présenter une partie de ces vidéos. Tout en passion et en déconne nos deux lascars nous permettent de patienter plus agréablement jusqu'à l'ouverture du festival.

Une raison de plus de regarder les Hellfest TV, en l'occurence la petite dernière, 5ème de cette année 2012 !


Charlotte Noailles.

AS THEY BURN - "A New Area for Our Plagues"


Pour le plaisir de tous les metalleux, le Hellfest approche à grands pas... Ce qui me donne l'occasion de revenir sur certains groupes qui y sont programmés. Comme les français d'As They Burn !

Jeune groupe de metalcore, As They Burn s’est formé à Paris en 2007. Avec leur premier EP, « A New Area for Our Plagues », Kevin Traore (chant), Hoby Arinosy (guitare), Milton Bakech (batterie), Ronald Pastor (basse) et Fabio Meschini (guitare) vont rapidement retenir l’attention de la scène metal hardcore de Paris.

Avoir leur EP signé sur le label belge Ultimhate Records représente une chance énorme pour le groupe qui a alors la chance de tourner avec les groupes prisés du milieu : Emmure (US), Walls of Jericho (US), Caliban (Allemagne) ou encore avec The Arrs (FR) et L’Esprit du Clan (FR). Aujourd’hui, le succès d’As They Burn n’est plus à démontrer puisque leur album (sorti en 2010) a reçu un excellent accueil, et a permis au groupe de retenir l’attention des organisateurs du Hellfest. Vous pourrez donc les retrouver le samedi 16 juin 2012 sur la scène Warzone du festival.  

En attendant, revenons aux 6 premiers nés d’As They Burn avec « A New Area for Our Plagues » !

« It’s a Nice Day to Keep Your Life Safe »L’entrée en matière est douce, étonnante et atmosphérique. S’agit-il bien du groupe ultra violent de metalcore dont on m’a soufflé les délices ? Avec le second morceau, « A New Area for Our Plagues », je me familiarise avec un son cadencé et clair, mais rien de pesant ou de cataclysmique pour l’instant. A l’approche de la première minute, la toile se déchire subitement : le chant grave de Kevin, la frénésie instrumentale nous plonge dans un univers dark et calibré au poil. Meshuggah sort de ce corps ! Encore loin d’être une machine d’autodestruction pure et simple, As They Burn nous étonne avec ce second morceau. Une ligne de guitare céleste élève la brutalité du champ de bataille. A 4min35, un solo et des samples viennent alléger le tout. Le groupe fait appel au post-core, à un métal ingénieux et inattendu.

Mêlant du Cult of Luna (post-hardcore), Kehlvin (post-hardcore) à une foule de sons hybrides et bien plus hardcore qui font penser aux groupes As Blood Runs Black, As I Lay Dying, Born of Osiris, ou encore Danforth, il est indéniable que ce quintet parisien maîtrise parfaitement la technique inhérente aux groupes enragés. Avoir nommé Meshuggah ne fait que parfaire l’impression des nombreux talents du groupe. Même le chant de Kelvin est crédible, méchant, grave et imposant. Le combo instruments et voix nous donne, dans le genre extrêmement brutal du deathcore, un résultat impeccable.

Le plus délectable est de toujours retrouver des adoucissements au cœur du chaos (Words of Betrayer) sans qu’ils n’entachent jamais la rage du groupe. Les introductions sont toujours soignées (It’s a Nice Day to Keep Your Life Safe, Last Day of Sun, etc). Quant aux paroles que je me plais toujours à décortiquer, je vous laisse le loisir d’en prendre connaissance ou non… Tout ce que je peux vous dire c’est qu’ils « en ont gros! » (pour ceux qui connaissent Kaamelott… J’ose espérer tout de même).

Label: Ultimhate Records - Sortie: 2009.

HELLFEST: As They Burn sera en concert le samedi 16 juin 2012 sur la scène Warzone.


Charlotte Noailles.

NEWS: Hellfest 2012, Billets Alerte Orange


Alerte Orange pour les billets Hellfest 2012. Les pass 3 jours et 1 jour partent à vitesse éclair. L'organisation rappelle donc aux amateurs de gros sons de ne pas attendre mi-juin pour acheter leur place.

Rappelez-vous l'année dernière, le festival était soldout bien avant le festival.
Comme d'habitude, pour les billets c'est par là: Tickets.


Charlotte Noailles.