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BRAND NEW - "The Devil And God Are Raging Inside Me"




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1. "Snowing Season" 2. "Millstone" 3. "Jesus Christ" 4. "Degausser" 5. "Limousine" 6. "You Won't Know" 7. "Welcome To Bangkok" 8. "Not The Sun" 9. "Luca" 10. "[Untitled]" 11. "The Archers Bows Have Broken" 12. "Handcuffs"

Brand New est un groupe de rock qui nous vient de New York. A la fois alternative, indie, et acoustique bien souvent, la musique de ce groupe garde toujours une énergie punk certaine, issue de leurs débuts comme groupe de punk "adolescent". Dès leur 2ème album, leur son était devenu intelligent, complexe, réfléchi, créant un véritable buzz aux États-Unis. Ce 3eme opus, une sortie internationale bien promue, impose le groupe en référence dans ce style musical.


Plus intelligentes encore, plus mures, les mélodies entrainantes de "Déjà Entendu" nous reviennent décuplées, plus intenses. Un véritable changement de style. Le 2eme album avait annonce une transition vers le rock tout en gardant des plans punks pour les parties plus "hard". Le genre de musique que l'on mettait à fond quand on jouait à Tony Hawk ou à un jeu de course. Certaines étaient parfaites pour tout ce qui était se faire plaquer par son âme sœur, etc. Bon, c'était original. Aujourd'hui, ce 3eme album n'est pas original, il est unique.

Désormais le contraste soft/ violent est plus présent, sans tomber dans le métal pour autant. Les plans harmonieux, les notes discrètes qui virevoltent dans la chambre, ca c'est le genre de soft que joue Brand New. Les cris rock'n'roll ("You won't know") sont plus nombreux qu'auparavant, et ce à travers l'album: ca, c'est les parties plus violentes de Brand New. Enormément de crescendos aussi, des ponts parfaitement maitrisés à foison, tous les auditeurs seront comblés, pour peu qu'ils aiment le rock sincère et émotionnel. Les paroles sont de la pure poésie.


Vous, ce que vous voulez, c'est un album fort en gueule, puissant dans tous les sens du terme, à écouter en boucle sans se lasser, avec lequel on peut tout aussi bien pleurer sans raison ("Luca", "Handcuffs") que pogoter seul dans sa chambre ou avec des potes en soirée ("Not The Sun", "Archers [...]").

C'est bien ca que vous voulez, non?

Ce que Brand New vous offre ici c'est tout ca, bien entendu, avec en plus une production sonore exceptionnelle. Sans abuser (comme souvent chez les groupes qui montent) d'égaliseurs, de boosts de volume et de filtrages artificiels, Brand New nous fait cadeau d'un son naturel, quasi-live et parfaitement équilibré. Et bah, l'air de rien, ca fait plaisir aux oreilles tout ca.

Je ne m'étendrais pas plus longtemps sur cette chronique, vous alliez partir d'un instant à l'autre vous procurer cette merveille... ;-)


NB: En écoute intégrale sur Deezer.com


KHOMA - "The Second Wave"





1. "The Guillotine" 2. "Stop Making Speeches" 3. "If All Else Fails" 4. "Medea" 5. "Hyenas" 6. "Through Walls" 7. "Like Coming Home" 8. "Asleep" 9. "Last Call" 10. "1908.09.04" 11. "One Of Us Must Hang"

www.myspace.com/khoma

Quand 3 Suédois, dont 2 Cult Of Luna, se réunissent pour faire de la musique puissante, mélancolique et sans retenue artistique aucune, en général on peut s'attendre à du lourd. C'est le cas avec Khoma.

Il était possible, à la vue de l'artwork plutôt sobre, de prendre ce disque pour un album sans grand intérêt, et de passer tranquillement son chemin à la recherche d'un truc plus "tape-a-l'oeil" dans les linéaires du magasin de disques. FOURVOIEMENT! OOOH MARKETING ENNEMI! Cet album discret d'apparence est une petite bombe à lui tout seul...la preuve? Peut-être la signature chez Roadrunner Records, mais c'est avant tout la musique en elle-même qui constitue une mini-révolution dans le milieu du post-rock.

Un amateur du genre aura suivi plus ou moins de près des groupes ultra-softs et minimalistes comme par exemple les emblématiques Sigur Rós, et aura fouillé de fond en comble les univers électriques et saturés d'Isis, ou des Francais de Year Of No Light, sans jamais découvrir quelque chose que l'on puisse faire écouter à des non-amateurs, sans trop les rebuter. 

Le son de Khoma, c'est ce savant mélange entre les murs de guitares à la Tool (" Stop Making Speeches", au rythme quasi-militaire), les samples, strings, et nappes d'ambiances qu'on jurerait empruntés à Ez3kiel (ex: "The Guillotine"), et les passages softs au piano qui évoquent allègrement... Coldplay. Et oui, c'est probablement là que réside la force des Khoma: tout post-rock voire souvent post-hardcore qu'ils sont, ils arriveraient  à faire passer la pilule à n'importe quel fan de rock un tant soi peu recherché. Des chansons comme "Last Call" ou "Hyenas" font de cet album un véritable drone  musical, assez proche finalement de "X&Y" par moment, mais il vaut mieux s'imaginer Coldplay s'énervant de temps à autres pour se faire une bonne idée de ce "The Second Wave"

Mais Khoma n'est pas qu'un Sigur Rós musclé, ou un Isis en plus somnolent, c'est un groupe qui a sa patte distinctive:

-Des rythmes de batterie entraînants et rapides,
-Une voix claire, toujours chantée, jamais hurlée,
-Des légers samples électroniques au clavier venant discrètement mais sûrement accentuer les parties mélodiques,
-Des guitares tantôt "murs de son" sublimes (ex: la 2eme partie de "One Of Us Must Hang"), tantôt plus réservées ou calées sur la base rythmique. 

L'effet général? Un album merveilleux, complexe et facile d'écoute a la fois, parfois puissant, parfois plus doux, mais qui garde toujours cette émotion à fleur de peau. Khoma, avec sa personnalité et son naturel très contemplatif, pourrait bien être le chaînon manquant entre le rock doux qui passe à la radio, et le post-rock aux nombreuses sonorités post-hardcores qui reste bien souvent condamné à errer sur myspace et dans les petites salles de concert, à la recherche de trop rares initiés. 

Une véritable machine à convertir à ces styles trop souvent maintenus "underground" par les médias...qui décidemment ne savent pas ce qu'ils manquent.

A découvrir d'urgence, et à faire découvrir !  ;-)


SIMPLE PLAN - "Simple Plan"



Tracklist : 
1 - When I'm gone
2 - Take my hand
3 - The End
4 - Your love is a lie
5 - Save you
6 - Generation
7 - Time to say goodbye
8 - I can't wait forever
9 - Holding on
10 - No love
11 - What if
12 - Running out of time (bonus track)
13 - When I'm gone (acoustic) (bonus track)


Simple Plan est un groupe originaire de Montreal, dont la réputation n'est plus à faire : 2 albums plus un live, 7 millions d'albums vendus dans le monde entier, des hits que tout le monde connait : "I'd do anything", "Addicted", "Perfect" et "Welcome to my life". Simple, entraînant, des riffs mordants, des mélodies et refrains facilement mémorisables, voilà leur recette.

Après leur deux premiers  albums, Simple Plan revient sur le devant de la scène avec un nouvel opus intitulé tout simplement " Simple Plan". Un album qui se veut différent des précédents, plus ambitieux, plus dynamique.

Dès le début, ce nouvel album nous met dans l'ambiance, nous donnant un large aperçu de ce que sera la suite. When I'm gone se veut ainsi très power-rock,  mélangeant une mélodie irréprochable à de puissants choeurs et des samples surprenants de la part de ce groupe.

La suite se veut également plus electro, mélangeant les styles de manières convaincantes. Ainsi, The End possède un côté groove et R&B intéressant, de même que le style légèrement hip hop de Generation. Néanmoins, même si certains morceaux étonnent au début, la formation n'a pas pour autant laissé tomber son identité rock-mélodique, qui est toujours présente du début à la fin de l'album.

Ce disque est sans nul doute le plus abouti du groupe. Avoir mis de coté son côté rock-punk est une bonne chose. Cela donne une nouvelle maturité au groupe québécois, qui pourrait convaincre de nombreux réfractaires de ses anciens albums.




Le clip de When I'm Gone





SIDILARSEN - "Eau"



Tracklist:

1- A qui je nuis me pardonne
2- La Fibre
3- Fluiditée
4- La Morale de la Fable
5- Elle me tends toujours la main
6- La Parole (Feat Fabulous Trobadors)
7- Surhomme
8- Le Fer
9- Prédiction
10-De Temps à Autre
11-Ethéreal


L’album « Eau » (2005) est le deuxième album des Sidilarsen après « Biotop » (2003), qui a imposé le groupe sur la scène de métal Française. Le groupe Toulousain formé en 1997 nous livre un album sans concessions mais aussi novateur.



Sur « Biotop » il y avait déjà un petit indice de ce que l’on risquait de découvrir à la sortie de l’album « eau »…en effet le dernier titre avait déjà des petits flots ragga. Avant d’aller fouiller dans les profondeurs de cette album nous allons nous concentrer sur ce qui apparaît en grand sur la pochette, le titre : « Eau ». Le groupe a choisit ce titre pour plusieurs raisons. La première est de souligner l’aspect musicalement fluide de cet album. L’eau est aussi la composante la plus évidente de la vie avec l’oxygène. Ce titre englobe à lui seul tout l’album.


L’écoute de la piste numéro une « A qui je nuis me pardonne » nous replonge directement dans l’ambiance métal-électro-indus typique du groupe. Un tel mélange de genres pouvait laisser sceptique sur le papier mais la qualité de métissage est tout simplement énorme, et ce sur l’ensemble de l’album. Les morceaux s’enchainent et on rentre peu à peu dans leur univers. Des leitmotivs technos-indus assez fluides viennent glisser sur un rythme rendu très soutenu par la basse et la batterie. Comme de l’eau de roche. Les paroles sont tantôts hurlées, tantôts plus posées, parfois mêmes « rappées ». Arrive la piste numéro quatre l’excellent « La morale de la Fable ». Chanson militante et engagée qui m’a particulièrement plu. S’en suit la piste numéro cinq où la nouveauté est l’apparition de voix féminines qui se marient assez bien au reste de la salade de sonorités. La piste numéro six « La parole » (Feat Fabulous Trobadors) démontre à quel point le groupe est ouvert musicalement. Ce morceau à été réalisé avec un autre groupe Toulousain, mais de folklore Occitan. L’Occitan est une langue romane parlée dans la moitié Sud de la France pour ceux qui ne le savaient pas déjà. Le morceau est tantôt chanté en Français, tantôt en Occitan. La chanson est très axée sur les paroles comme l’indique le titre. Il y a un gros travail entre les deux chanteurs sur des duels de tchatches. Passons à la suite…j’ai tout de suite fait un rapprochement entre les pistes numéros 8 et 10, respectivement « le Fer » et « De Temps à Autres », car elles se ressemblent sur beaucoup de points .En effet les chanteurs cherchent sur ces deux titres à transmettre le même sentiment de malaise par des paroles très crues, torturées. L’état d’esprit est pour moi exactement le même, et pourtant chacun de ces deux morceaux a sa part d’originalité. L’album m’a tellement plus que je m’attendais à une conclusion d’anthologie mais j’ai été très déçu par le lassant « Ethéreal ». Il s’agit en fait d’un morceau où toute sonorité rock ou métal à disparue pour faire place à un son uniquement indus, donc assez froid, avec un peu d’électro. Très (trop) facile d’écoute, pas assez travaillé à mon gout. Pour moi l’album s’arrête à la piste 10. Autre point négatif : les paroles pourtant très riches sont trop cachées par l’intensité sonore. Mais bon rien ne peux être parfait.



J’en retiens surtout que c’est un album tout simplement énorme, produit par un groupe original qui a inventé son propre style. On attend le prochain album pour voir…




Le clip de "A Qui Je Nuis Me Pardonne":


                                   


PLEYMO - "Alphabet Prison"

Tracklist :

  1. Vanité
  2. Adrénaline
  3. Galaxie autarcique
  4. Sept
  5. 4 A.M. Roppongi
  6. Block Out
  7. Phantom
  8. Un parfum nommé 16 ans
  9. Zephyr
  10. Je regrette
  11. L’Instinct & l’Envie
  12. Le Nouveau Monde
  13. Qu’est-ce qu’il nous restera
Après une entrée tonitruante dans la scène métalleuse française il y a dix ans avec leur efficace album «Keçkispasse ?», les Pleymo ont enchaîné les bonnes galettes jusqu’à cette année 2003 et la sortie de «Rock» où leur crédibilité fut remise en cause. En effet, l’album semble sans réel intérêt, avec des musiques de bases et des textes ne cassant pas trois pattes à un canard, des convictions faibles, et une ambiance plutôt pop que métal.

A en juger par leur dernier opus, «Rock» n’était donc pour ainsi dire qu’une erreur de parcours. En effet, «Alphabet Prison», sorti à l’automne 2006 remet les choses dans l’ordre. Démarrant en force avec "Vanité", le ton est donné : la musique nous entraîne dans un univers fort plaisant et les paroles percutent : « Je ne suis pas quelqu’un de sage, j’entrerai jamais dans votre cage « . Ils envoient donc valser le conformisme et les préjugés, veulent se libérer d’une étiquette parfois trop étouffante de rebelles en plastique et plaident pour une musique ouverte et multi générationnelle. "Adrénaline", le premier single, nous plonge dans l’univers des adolescents qui ne maîtrisent plus leur destin au profit de personnages plus influents les menant à leur perte : peinture de la société américaine moderne. Côté musique, toujours aussi percutant, toujours aussi intéressant, ce titre est particulièrement propice pour nous ballader dans une obsession mentale tant il pénètre en nous. "Galaxie Autarcique" est dans la lignée des deux précédentes, peut-être moins efficace musicalement par sa ressemblance avec ce qui a été fait jusqu’alors, mais elle n’en est pas moins agréable. Les titres s’enchaînent : "Sept" perpétue le message passé dans "Adrénaline" mais avec des riffs beaucoup plus intéressants. "4 A.M. Roppongi" nous emmène au Japon pour une simple ballade nocturne, titre écoutable mais sans doute moins que le reste. Quant au duo "Block Out" / "Zephyr", il nous replonge dans le fabuleux Pleymo de «Medecine Cake». "Je Regrette" nous offre une pause non négligeable bien que torturée, la présence ici de violons sur les couplets donne une ambiance sombre et la voix un peu niaise peut traduire ici une forme de souffrance. "Phantom" a un bon texte mais ne me convainc pas, c’est du Pleymo réchauffé. Quant à "Un Parfum Nommé 16 ans", je ne sais quoi en dire, il me paraît tellement indigeste que je préfère laisser libre opinion sans risquer d’influencer qui que ce soit. Viennent alors "L’Instinct et l’Envie" et "Le Nouveau Monde", titres accrocheurs comme pour finir ce disque en beauté et nous rassurer sur le réel potentiel de Mark, Keuf, Ben, Davy, Fred et Riko. La dernière song "Qu’est-ce qu’il nous restera ?" a une bonne musicalité et bien qu’elle puisse ennuyer les plus friands de son à déboucher les oreilles, il faut retenir d’elle qu’elle est à priori la toute dernière chanson de Pleymo et sert ainsi de bilan mélancolique sur toute leur aventure (« Avec les autres, on a construit un autel à la gloire de ceux qui se sentent différents… »). De ce fait, on leur pardonne leur petite vague à l’âme et leur inspiration fluette.

Tout ça pour en arriver à la conclusion que Pleymo a beau être définitivement loin de «Keçkispasse ?» et «Medecine Cake», ils s’en vont tout de même sur un album potentiellement intéressant et efficace où les défauts ne sont que superflus. Ils ont confirmé que même dix ans après leurs débuts, ils peuvent proposer des sons intacts et percutants en les entremêlant de pauses douceurs. Leur musique leur servant à évoluer et grandir, ils s’en vont donc avec une maturité acquise et indéniable.

Et on les en remercie...

BATTLE OF MICE - "A Day of Nights"




1. The Lamb And The Labrador 2. Bones In The Water 3. Sleep And Dream 4. Salt Bridge 5. Wrapped In Plain 6. At The Base Of The Giant's Throat 7. Cave Of Spleen


Battle of Mice est un "all-stars band" originaire de New York, mené par la chanteuse passionnée des « Made Out Of Babies », Julie Xmas, et par le guitariste des fameux « Red Sparrowes » et « Neurosis », Josh Graham.

Ces deux titans du post-hardcore, ces spécialistes incontestés de l’émotion à peine maitrisée, sont accompagnés par du beau monde dans ce projet, puisque Tony Maimone et Joel Hamilton, respectivement bassiste et batteur des « Book Of Knots », ainsi qu’un deuxième batteur, Joe Tomino des « Fugees », sont également de la partie.
          On vous tannera partout de la contradiction entre la mauvaise entente interpersonnelle de Julie et Josh, et leur fusion pour ainsi dire parfaite lorsqu’il s’agit de composer. Mais examinons plutôt ce que cette fusion, bien réelle, arrive a produire sur cet album.

          Un rythme de batterie entrainant nous invite dans la musique du groupe au début de « The Lamb and The Labrador ». On découvre la voix troublante de Julie. Premier constat: elle hurle moins que dans MOOB ("Made out of babies"), mais le fait mieux, donne plus de sens à ses cris. L’atmosphère glauque, glaciale, caractéristique essentielle de l’album se dévoile, cautionnée par des samples industriels, présents sur tout l’album, et qui accentuent le certain malaise qui est transmis à l’écoute. Quel régal ! :P
          « Bones in The Water » fait ensuite office de chute aux enfers pour l’auditeur. Les paroles sont ici centrales au début de cette piste: elles vous plongent au cœur de l’univers du groupe, puisque Julie vous parle directement, mais surtout au cœur d’un véritable film d’horreur, aux ambiances presque doom, assez similaires a celles d’Overmars.
          Après le tubesque, poétique et mélancolique « Sleep And Dream », « Salt Bridge », plus minimaliste et contemplatif que la moyenne de l’album, nous révèle le coté épique que revêt parfois la musique des New-yorkais. « Wrapped in Plain » est une sorte de complainte, emmenée par des chœurs discrets, qui a mes yeux n’est pas du tout au niveau du reste de l’album, en particulier en termes d’originialité… « At The Base Of The Giant’s Throat » est, a l'inverse, une sublime inviation au voyage, la batterie se fait moins lente, le côté épique (mais toujours aussi sombre) de l’album atteint pour moi son paroxysme. L’appel au 911 qui fini la chanson est complètement déroutant, traumatisant.
          Le contraste dans cette chanson entre les explosions de puissance et les accalmies ou la miss ne chante même plus mais parle, chuchote presque, pourraient bien reflèter parfaitement ce que l’on retiendra de cet univers post-apocalyptique que crée Battle Of Mice. Une sortie plus en douceur avec     « Cave of Spleen » nous amène à la fin de cette « journée de plusieurs nuits ».
          On en ressort meurtri et vidé de toute émotion. Prenez le temps de vivre ces 46 minutes d’un trait, si possible tard le soir et vous apprécierez alors pleinement la puissance de ce groupe.

Enjoy! ;-)