THE DILLINGER ESCAPE PLAN - "Ire Works"
BRAND NEW - "The Devil And God Are Raging Inside Me"

Brand New est un groupe de rock qui nous vient de New York. A la fois alternative, indie, et acoustique bien souvent, la musique de ce groupe garde toujours une énergie punk certaine, issue de leurs débuts comme groupe de punk "adolescent". Dès leur 2ème album, leur son était devenu intelligent, complexe, réfléchi, créant un véritable buzz aux États-Unis. Ce 3eme opus, une sortie internationale bien promue, impose le groupe en référence dans ce style musical.
Plus intelligentes encore, plus mures, les mélodies entrainantes de "Déjà Entendu" nous reviennent décuplées, plus intenses. Un véritable changement de style. Le 2eme album avait annonce une transition vers le rock tout en gardant des plans punks pour les parties plus "hard". Le genre de musique que l'on mettait à fond quand on jouait à Tony Hawk ou à un jeu de course. Certaines étaient parfaites pour tout ce qui était se faire plaquer par son âme sœur, etc. Bon, c'était original. Aujourd'hui, ce 3eme album n'est pas original, il est unique.
Désormais le contraste soft/ violent est plus présent, sans tomber dans le métal pour autant. Les plans harmonieux, les notes discrètes qui virevoltent dans la chambre, ca c'est le genre de soft que joue Brand New. Les cris rock'n'roll ("You won't know") sont plus nombreux qu'auparavant, et ce à travers l'album: ca, c'est les parties plus violentes de Brand New. Enormément de crescendos aussi, des ponts parfaitement maitrisés à foison, tous les auditeurs seront comblés, pour peu qu'ils aiment le rock sincère et émotionnel. Les paroles sont de la pure poésie.
Vous, ce que vous voulez, c'est un album fort en gueule, puissant dans tous les sens du terme, à écouter en boucle sans se lasser, avec lequel on peut tout aussi bien pleurer sans raison ("Luca", "Handcuffs") que pogoter seul dans sa chambre ou avec des potes en soirée ("Not The Sun", "Archers [...]").
C'est bien ca que vous voulez, non?
Ce que Brand New vous offre ici c'est tout ca, bien entendu, avec en plus une production sonore exceptionnelle. Sans abuser (comme souvent chez les groupes qui montent) d'égaliseurs, de boosts de volume et de filtrages artificiels, Brand New nous fait cadeau d'un son naturel, quasi-live et parfaitement équilibré. Et bah, l'air de rien, ca fait plaisir aux oreilles tout ca.
Je ne m'étendrais pas plus longtemps sur cette chronique, vous alliez partir d'un instant à l'autre vous procurer cette merveille... ;-)
KHOMA - "The Second Wave"

SIMPLE PLAN - "Simple Plan"

SIDILARSEN - "Eau"
1- A qui je nuis me pardonne
2- La Fibre
3- Fluiditée
4- La Morale de la Fable
5- Elle me tends toujours la main
6- La Parole (Feat Fabulous Trobadors)
7- Surhomme
8- Le Fer
9- Prédiction
10-De Temps à Autre
11-Ethéreal
L’album « Eau » (2005) est le deuxième album des Sidilarsen après « Biotop » (2003), qui a imposé le groupe sur la scène de métal Française. Le groupe Toulousain formé en 1997 nous livre un album sans concessions mais aussi novateur.
Sur « Biotop » il y avait déjà un petit indice de ce que l’on risquait de découvrir à la sortie de l’album « eau »…en effet le dernier titre avait déjà des petits flots ragga. Avant d’aller fouiller dans les profondeurs de cette album nous allons nous concentrer sur ce qui apparaît en grand sur la pochette, le titre : « Eau ». Le groupe a choisit ce titre pour plusieurs raisons. La première est de souligner l’aspect musicalement fluide de cet album. L’eau est aussi la composante la plus évidente de la vie avec l’oxygène. Ce titre englobe à lui seul tout l’album.
L’écoute de la piste numéro une « A qui je nuis me pardonne » nous replonge directement dans l’ambiance métal-électro-indus typique du groupe. Un tel mélange de genres pouvait laisser sceptique sur le papier mais la qualité de métissage est tout simplement énorme, et ce sur l’ensemble de l’album. Les morceaux s’enchainent et on rentre peu à peu dans leur univers. Des leitmotivs technos-indus assez fluides viennent glisser sur un rythme rendu très soutenu par la basse et la batterie. Comme de l’eau de roche. Les paroles sont tantôts hurlées, tantôts plus posées, parfois mêmes « rappées ». Arrive la piste numéro quatre l’excellent « La morale de
J’en retiens surtout que c’est un album tout simplement énorme, produit par un groupe original qui a inventé son propre style. On attend le prochain album pour voir…
PLEYMO - "Alphabet Prison"
Tracklist :- Vanité
- Adrénaline
- Galaxie autarcique
- Sept
- 4 A.M. Roppongi
- Block Out
- Phantom
- Un parfum nommé 16 ans
- Zephyr
- Je regrette
- L’Instinct & l’Envie
- Le Nouveau Monde
- Qu’est-ce qu’il nous restera
A en juger par leur dernier opus, «Rock» n’était donc pour ainsi dire qu’une erreur de parcours. En effet, «Alphabet Prison», sorti à l’automne 2006 remet les choses dans l’ordre. Démarrant en force avec "Vanité", le ton est donné : la musique nous entraîne dans un univers fort plaisant et les paroles percutent : « Je ne suis pas quelqu’un de sage, j’entrerai jamais dans votre cage « . Ils envoient donc valser le conformisme et les préjugés, veulent se libérer d’une étiquette parfois trop étouffante de rebelles en plastique et plaident pour une musique ouverte et multi générationnelle. "Adrénaline", le premier single, nous plonge dans l’univers des adolescents qui ne maîtrisent plus leur destin au profit de personnages plus influents les menant à leur perte : peinture de la société américaine moderne. Côté musique, toujours aussi percutant, toujours aussi intéressant, ce titre est particulièrement propice pour nous ballader dans une obsession mentale tant il pénètre en nous. "Galaxie Autarcique" est dans la lignée des deux précédentes, peut-être moins efficace musicalement par sa ressemblance avec ce qui a été fait jusqu’alors, mais elle n’en est pas moins agréable. Les titres s’enchaînent : "Sept" perpétue le message passé dans "Adrénaline" mais avec des riffs beaucoup plus intéressants. "4 A.M. Roppongi" nous emmène au Japon pour une simple ballade nocturne, titre écoutable mais sans doute moins que le reste. Quant au duo "Block Out" / "Zephyr", il nous replonge dans le fabuleux Pleymo de «Medecine Cake». "Je Regrette" nous offre une pause non négligeable bien que torturée, la présence ici de violons sur les couplets donne une ambiance sombre et la voix un peu niaise peut traduire ici une forme de souffrance. "Phantom" a un bon texte mais ne me convainc pas, c’est du Pleymo réchauffé. Quant à "Un Parfum Nommé 16 ans", je ne sais quoi en dire, il me paraît tellement indigeste que je préfère laisser libre opinion sans risquer d’influencer qui que ce soit. Viennent alors "L’Instinct et l’Envie" et "Le Nouveau Monde", titres accrocheurs comme pour finir ce disque en beauté et nous rassurer sur le réel potentiel de Mark, Keuf, Ben, Davy, Fred et Riko. La dernière song "Qu’est-ce qu’il nous restera ?" a une bonne musicalité et bien qu’elle puisse ennuyer les plus friands de son à déboucher les oreilles, il faut retenir d’elle qu’elle est à priori la toute dernière chanson de Pleymo et sert ainsi de bilan mélancolique sur toute leur aventure (« Avec les autres, on a construit un autel à la gloire de ceux qui se sentent différents… »). De ce fait, on leur pardonne leur petite vague à l’âme et leur inspiration fluette.
Tout ça pour en arriver à la conclusion que Pleymo a beau être définitivement loin de «Keçkispasse ?» et «Medecine Cake», ils s’en vont tout de même sur un album potentiellement intéressant et efficace où les défauts ne sont que superflus. Ils ont confirmé que même dix ans après leurs débuts, ils peuvent proposer des sons intacts et percutants en les entremêlant de pauses douceurs. Leur musique leur servant à évoluer et grandir, ils s’en vont donc avec une maturité acquise et indéniable.
Et on les en remercie...
